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DE GUSTAVE FLAUBERT. 373 revient est en biens-fonds, et pour faire le partage _ il va falloir vendre tout. Quoi qu’il advienne, ie garderai mon appar- tement de Croisset. Ce sera mon refuge, et peut- etre même mon unique habitation. Paris ne m’at- tire plus guère. Dans quelque temps,. je n’y aurai î plus d’amis. L'eternel humain (y compris l’éternel feminin) m’amuse de moins en moins. . Savez-vous que mon pauvre Théo est très malade ? Il se meurt d'ennui et de misère! Per- sonne ne parle plus sa langue! Nous sommes ainsi quelques fossiles qui subsistons, égarés dans un monde nouveau. ` 1294.. A SA NIÈCE cARoLiNE. Croisset, nuit de dimanche [5-6 mai, 1872]. A MA c1-1ÈRE CARo, Le seul evenement, la seule distraction de ma semaine, a été la Visite de ton mari. Ah ! je suis “ ingrat envers les dieux! car hier fai eu celle de Mm Achille et de Juliette qui sont venues m’in- viter pour le 16 prochain (de jeudi en huit) a la communion du jeune Roquigny. Tu as dû rece- voir aussi une invitation. On a eté fort aimable; on s’est informe de toi (de ta sante). ça ne m’a pas rendu plus gai! Les repas en tête-a—tete avec moi—mê1ne, devant cette table vide, sont durs. ~Eniin, ce soir, pour la premiere fois, j'ai eu un dessert sans larmes. Je me ferai peut—être a cette vie solitaire et farouche. Je ne