Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/389

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DE ·c·UsTAvE FLAUBERT. 383 un vrai morceau, la vigousse et l’alacrité me man- quent. · A bientôt, chère maître. Votre vieux trouba- · dour qui vous embrasse. 1303. A LA PRINCESSE MAT1-MLDE. 4 Croisset [5 juin 1872]. PRn~1cEssE, · le suis un misérable! .l'aurais dû répondre immédiatement a votre dernière lettre, qui est · d’ailleurs un cbcffœuvrc de style et cl’esprit. La description du mari d’Estelle m’a fait rire tout haut. ça se voit. Vous avez des coups- de pinceau a la Saint-Simon qui sont exquis. Mon petit voyage vers vous a été remis de l semaine en semaine, par suite des cxécrablcs affaires! de l'inventaire du mobilier au partage des meu- bles, etc.! iQuel ennui! Mon incapacité en ma- tières d’argent, ou plutôt la répulsion qu'elles me causent est arrivée chez moi a un tel point que cela frise l'imbécillité ou la démence. le parle très sérieusement; j’aime mieux me laisser dépouil- ler jusqu’aux os que de me défendre, non par · _ désintéressement, mais par la rage d'ennui que ` me donne un pareil travail. Tel est le caractère de votre esclave indigne, chère Princesse. Enfin le pluslourd est terminé et, vers la fin de la semaine prochaine, je me remettrai un peu de baume dans le sang. .l'espère bien contempler votre belle et bonne figure. c

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