Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/442

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4.36 CORRESPONDANCE entre nous, que son bénissagc perpétuel, sa raison si vous voulez, me tape quelquefois sur les nerfs. Je vais lui répondre par des injures sur la démo- cratie; ça me soulagera. ‘ .l’attends toujours Tourgueneff qui remet son voyage de semaine en semaine, car il a des accès '· cle goutte consécutifs-. Je ne pense pas aller a Paris avant le commen- cement de décembre. II fait froid et humide, tout est vilain et triste, le dedans et l’extérieur. · Soignez-vous bien! Restez vaillante et telle que vous êtes. Soyez toujours « notre Princesse », . comme disait le pauvre Théo, et croyez à l’affec- tion profonde P de votre · · 134.2. A ERNEST FEYDEAU. [Croissset.] Nuit de lundi, 28 octobre 1872. Non, mon cher et pauvre vieux, je ne suis pas malade. Si je n’ai pas été à l’enterrement de notre Théo, c’est la faute de Catulle qui, au lieu de m’envoyer son télégramme par télégraphe, l'a mis dans une lettre, que j’ai reçue trente-six heures après l’enterrement. Comme on escamote à Paris cette cérémonie, j'ai cru qu'elle avait lieu le jeudi et non le vendredi. Voilà pourquoi je suis resté. a Ah! celui-là, je ne le plains pas; au contraire, je l’envie profondément. Que ne suis-je à pour- rir a sa place! Pour l’agrément qu’on a dans ce