Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/449

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher

` DE cUs'rAvE FLAUBERT. .1..1.3 II me sera impossible d'aller te faire une visite a Étretat avant le printemps prochain et je regrette bien que tu ne me donnes pas l’exen1ple _ en venant ici à Croisset. Ton filslll a raison de m’aimer, car j’éprouve pour lui une véritable amitié. Il est spirituel, let- tré, charmant, et puis c’est ton fils, c’est le neveu de mon pauvre Alfred. Le premier ouvrage que je mettrai sous presse portera en tête le nom de ton frère, car dans ma pensée la Tentation de Saint Antoine a toujours été — dédiée « a Alfred Le Poittevin ». Je lui avais parlé de ce livre six mois avant sa mort. .l’en ai fini avec cette œuvre qui m`a occupé à diverses reprises pendant vingt-cinq ans! Et a defaut de _ lui, j’aurais voulu t’en lire le manuscrit a toi, ma I chère'l..aure. Du reste je ne sais pas quand je le · publierai. Les temps ne sont point propices, Adieu, ma chère et vieille amie. Excusemon laconisme et crois-moi toujours a toi. 134.7. A SA NIÈCE CAROLINE ~ _ Croisset, samedi matin, 2 novemhre 1872. Comment? je n’ai pas répondu tout de suite à Ernest que j’avais reçu, dimanche matin, une lettre chargée É- Je croyais l’avoir fait! Présente~ lui mes excuses. J 'aurai été troublé par la compa- gnie que jlavais. La mère Heuzey séduisait mes (1) Guy de Maupassant.

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils