Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/59

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher

DE GUSTAVE FLAUBERT. 53 104.5. A LA MÉME. . Paris, mercredi matin [4. août 1869]. Quelle bonne lettre gentille et charmante, ma .chère Carol Sais-tu que tu me jlattes en me disant tant de bien de mon roman? ' Quantanotre pauvrevieille, elle est si contente de vivre avec toi que je t'engage a ne pas lui” faire remarquer Yexiguïté de sa chambre. Arran- gez votre hôtel; puis, quand tout sera prêt, tu ` lui montrera sa chambre`. Elle la trouvera bien`· quand même. D’ailleurs, elle s'y tiendra seule fort peu. L’idèe que ton atelier est contigu à cette pièce la charmera; si tu lui faisais la-dessus quelque observation, sa tête se/remettrait à tra- vailler : vous lui oiirez ce que vous avez, vous ne'" ' pouvez rien de plus. .le vais passer mon après-midi au ministère d'État pour Aïsse, et ce soir i’aurai ma première épreuve. I Mes ouvriers de la rue Murillo m'embêtent; il m'a fallu du génie pour Yarrangement de mes meubles. ' Vous iinirez par vous tuer en voiture. Prenez garde, vous êtes sur une pente. Tu ne saurais croire, mon Carolo, comme je m’ennuie de toi. Depuis que je n’ai plus mon pauvre Bouilhet, dont l'image m’obsède, je crois que je t’aime encore plus qu'auparavant. e Dès zque faurai un peu de liberté, firai à Neuville tout bonnement pour te voir et te bécoter. ‘ Ton Vieux.

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils