Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/69

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DE. cUs·rAvE FLAUBERT. 63 suis très reconnaissant, La pauvre bonne femme a maintenant si peu de bonheur dans le monde, que la plus petite marque d’attention à son endroit est un véritable acte de charité. Elle est, d’ailleurs, très sensible aux bons procédés (et aux mauvais aussi). Enfin vous l'avez rendue bien heureuse, elle me l’a écrit tout de suite. ' Quant à moi, ma chère Caro, ie n'ai pas ete en Angleterre parce que, entre nous, i'ai eu d'assez i f`ortes coliques qui ne me permettaient pas de me mettre en voyage; mais n’en dis rien à ta granœïmëre, je t’en prie, elle s’inquieterait. Ma maladie gro- tesque est enfin passée, ou à peu près : c'est, ie crois, l'efi`et de la chaleur. J e la supporte moins bien qu’autref`ois, preuve que je vieillis; je tourne au scheilc. J e compte être revenu à Croisset dimanche ou lundi prochain. , A ' Là, je vais me livrer à un travail acharne jus- qu’au mois de fevrier. Croirais-tu que je m’ennuie de ne pas écrire? Tu dois t'amuser, maintenant, avec tes deux bonnes amies. Dis-leur de ma part (a une surtout) tout ce que tu pourras trouver de plus aimable. Que chaleur! i’en tombe sur les bottes! je sue comme une éponge! Écris-moi quand ça ne t’ennuiera pas, mon pauvre loulou. J e baise tes deux bonnes joues tendrement. Ton vieux ganachon d'oncle qui't’aime.

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