Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 7.djvu/100

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94 coRREs1>oNDANcE vient pas d'aller voir à la poste s’il y a des lettres! 20 Dans ta lettre du 29 novembre, tu me pre- viens qu'il faut t’écrire Hôtel Rydberg ; 30 La veille, Daviron m'avait bien recom- mandé, de votre part, de vous ecrire au Kung- Karl, puis au Rydberg; . 4° Dans ton épître du 25 (reçue hier), tu me dis de t’écrire au Russ-Hov. Ah ! loulou, loulou! sont-ce les dîners des bons Suédois ou le froid qui te bouche la memoire? Brel`, tu vois, mon pauvre chat, que je suis bien innocent si tu n’as pas plus régulièrement des lettres de ton Vieux. le suis bien content de voir que ta santé est bonne, et que tu te sens plus robuste. Mainte- nant je commence mes narrations dramatur- giques. Carvalho est arrivé samedi à 4 heures. Embras- sade, suivant les us des gens de théâtre. A 5 heures moins dix minutes, a commence la lec- ture du Candidat, qu’il n’a interrompue que par des éloges. Ce qui l’a le plus frappé, c’est le cin- quième acte, et, dans cet acte, une scène ou Rousselin a des sentiments religieux, ou plutôt superstitieux. Nous avons dîne à 8 heures et nous nous sommes couches a 2. Le lendemain, nous avons repris la pièce, et alors ont commencé les critiques! Elles m’ont exaspéré, non pas qu’elles ne fussent, pour la plu- part, tres judicieuses, mais l’idée de retravailler le même sujet me causait un sentiment de révolte et de douleur indicible. Note que notre discussion a duré tout le dimanche, jusqu’à deux heures du matin! et que ce jour-la j’avais les Lapierre à dîner! Ah ! je me suis peu diverti! Pour dire le