Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 7.djvu/219

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DE GUsTAVE FLAUBERT. 213 tu pourrais bien activer tes emménagements, afin de venir ici plus promptement. Une semaine et A demie pour faire tes paquets! ça me semble « exagéré ». Allons, dépêche-toi! voyons! et arrive. J'ai peur d'être, pendant que tu seras pres de moi, appelé à Paris. Ce sera, y compris l'aller et le retour, quatre jours de moins à jouir de ta compagnie. Samedi prochain, je vais voir la ferme de Lizors. Un des jours de la semaine prochaine j'irai à Rouen pour conférer avec le jardinier Beaucantin (1), auquel j'ai demandé un rendez- vous. Je prépare actuellement mon premier chapitre (l'agriculture et le jardinage). L'intro- duction est faite. C’est bien peu comme nombre de pages, mais enfin je suis en route, ce qui n’était pas commode. Mais quel livrel Hier au soir, à minuit, j’en suais à grosses gouttes, bien que ma fenêtre fût ouverte. Le difficile dans un sujet pareil c’est de varier les tournures. Si je réussis, ce sera, sérieusement parlant, le comble de l’Art. A Lundi, Raoul-Duval est venu m’inviter à dîner pour le lendemain, et mardi j’ai fait chez lui un dîner très gentil avec M. et Mm Lapierre, et Lizot (2), qui n’a pas été officiel. Mm° Lapierre trouve que le jeune Baudry est devenu si ennuyeux ' ~ qu’il en est infréguentable. Elle ne peut plus le voir sans dormir immédiatement. Adieu, pauvre chat. Active tes préparatifs et (1) Directeur du Jardin des lantes de Rouen. — (2) Lizot, préfet de la Seineînférieure.

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