Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 7.djvu/249
DE GUSTAVE FLAUBERT. 24.3 En attendant, je vais m’y mettre (à mes affreux bonshommes). JC me suis raisonné. llfaut que ça marche. Dans quelques jours, je serai peut—étre plus gaillard .... l .l'irai dîner a l’l·lotel-Dieu vers la fin cle la semaine. .l’ai besoin d’emprunter des livres de médecine à Achille et cle lui faire plusieurs ques- tions médicales. Mais je me propose de ne pas renouveler d’ici à longtemps cette partie de plai- sir. _ Mm Julie n’a pas fait « les délices » du couvent de Sainte-Barbe. II paraît que les bonnes sœurs se plaignent de ce qu'elle est « portée sur sa bou- che ». Elle va revenir ici ce soir ou demain. .l e t'embrasse bien tendrement, ma pauvre chère lille. Ton vieil oncle. 1537. A LA MÉME. Croisset, jeudi 5 heures, 8 juillet I875. MA PAUVRE CHÈRE FILLE, j .l’attends avec impatience ta lettre de demain matin. Pourvu qu'elle ne m’apporte pas une aggra- vation de mauvaises nouvelles! Ah! s’il pouvait _y en avoir de bonnes! Au moins, dis-moi toute la vérité. .l e continue à avoir le cœur comme dans un étau et à ne pouvoir m'oc— cuper de quoi que ce soit, malgré mes efforts. Hier, a S heures du soir, il a fait ici un orage effroyable et tel que les « Anciens » ne se souvien-