Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 7.djvu/369

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DE c;Us·rAvE FLAUBERT. 363 mari (observez que Bataille l’appelle Morainville), pensant qu’elle lui fera plaisir, et immédiatement je viens d’écrire au susdit Bataille, pour lui demander un rendez-vous. Rien de neuf`, sauf` hier la visite de ce bon Va- Iere U), qui viendra ici déjeuner jeudi. Vous le verrez la semaine prochaine. Valère s'embête et pense à épouser une dame riche. J e lui ai tenu des discours. Quant à moi, je vais bien, et même très bien! sauf` que je ne dors plus du tout. Vais—je devenir comme j'étais cet été? Je le souhaite. Hérodias avance. .l’espère dimanche avoir fini la première partie. .l'ai été bien aise d’apprendre que cette bonne Fanny était restée la même. Cela fait tant de mal de revoir ses amis changés! C’est ·une amertume qui m’est connue, hélas ! Que je te plains de tes embarras domestiques ! N’importe! pauvre chère fille, il ne faut pas les · prendre au sérieux. Du moment que ces choses—là ne nous Font pas souffrir immédiatement, on n’y DOIT plus penser. Tâchons de nous tenir à l’état olympique, et quoi que tu en dises (en me don- nant des conseils d’hygiène morale), le Présent est tout ce qu’il y a de moins important, car il est très court, insaisissable. Le vrai, c’est le Passé, et l’Avenir. These à développer, sujet d’entretien... .l’ai reçu ce matin une lettre de M“‘° Régnier, qui te trouve « une femme ravissante·». Quant à son mari, elle ne veut pas énoncer « les sentiments que tu lui inspires ». Délicieux! Enfin, ils ont (1) Surnom donné à Edmond Laporte. — -

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