Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 8.djvu/189

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DE ousTAvE FLAUBERT. 183 pourtant beaucoup réjoui. Lis—la, et tu verras de quelle manière il entend le progrès social. .l’ai fini aujourd’hui le Catéchisme de l’abbé Gaume : c'est énorme! Il y a dans la seconde partie un petit cours d'histoire qui est soigné. Ce sont la des _ intermèdes à mes lectures philosophiques; si elles durent encore deux ou trois mois, je serai d’une force honnête; mais je vais avoir bientôt épuisé tout ce qui peut me servir a la Bibliothèque de Rouen. Depuis deux jours, je prépare mon cha- pitre; mais je ne suis pas près de l'écrirel Voilà deux fois que tu me parles de ton « bon moral », ma chère fille. Est-ce vrai? Ordinaire- ment, on ne se vante pas de ces choses—lal Moi, je voudrais pouvoir en dire autant, et le travail n’y fait rien. La tristesse me ronge : voila le vrai. Fortin ne veut pas me donner d’opium, préten- dant que ça me congestionnerait trop. Cependant je voudrais bien dormir, car, dimanche, fai fait une promenade (mauvaise hygiène pour ma cervelle) et, ce matin, j’ai pris un bain. Vais-je être calme dans mon lit? Probleme! Est—ce tou- jours mardi prochain la vente de la scierie (ll? A ce moment—la verrai-je ton mari? Le bon Tourgueneff m’a écrit qu’il viendrait au commencement de la semaine prochaine. Je ne compte pas dessus. Cependant, sa lettre était bien tendre. Tous les jours j°apprends la mort de quelqu’un que j'ai connu ou fréquenté; depuis huit jours, voici la liste : Marc Fournier, Flammarion, Latour, Préault, etc. l... [J e t’embrasse.] Vieux. (1) Établissement de M. Commanville.

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