Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 8.djvu/9

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 3 _ conté ses tristes affaires. Elles m’0nt navrél Le · pauvre garçon a eu un mot exquis, après me les avoir dites : « Cest un rapport de plus entre nous deux ». Comme s'il était content de sa ruine, qui le fait me ressembler! · Un peu avant son arrivée, j’avais eu la visite de V Juliette et de son fils, qui ont beaucoup insisté pour que j’aille dîner a l’Hôtel-Dieu. [ ..... ] Le jour de l'an, pour ne pas faire la bête, Vers 5 heures, je nie suis acheminé à pied vers — Rouen; le mont Riboudet m’a paru plus lugubre que jamais! Au coin du jardin de ma maison natale, j’ai retenu un sanglot et je suis entré. J’avais pour commensaux un M. X***, ancien bourgeois de Rouen, avec sa femme complète- ment sourde, et son fils, un serin, membre du barreau de Paris. De plus, l'inévitable Z***, qui a été le joli cœur de la société. Mon frère n'a pas ' dit un mot! ll est d’une tristesse farouche, d’une irritabilité nerveuse excessive, et en somme, très ` malade, selon moi!... Juliette (que j'ai trouvée très gentille) m'a dit que ses p_arents lui en voulaient toujours de ce qu’elle habite Paris. Je te donnerai d’autres détails sur ce repas, lequel était archi-luxueux. Décidément, je suis amoureuxcle la mère Groutl Toute la famille était réunie, mardi, quand j’ai éte. voir Frankline et lui remettre le Balzac. On n’imagine pas une chose plus charmante que la manière dont elle regardait ses enfants et caressait la main de son fils! J’en étais attendri jusqu’aux moelles. Ã ‘ A Après quoi, j'ai été au cimetière!... Puis dîner chez les Lapierre. Mes « anges »

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