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22 ‘ coRREs1>oN¤ANcE al'endroit de ce livre, si sévère, quand on a tant d’indulgence pour le Divorce de Dumas? Comme pâte de style et tempérament d’esprit, c’est celui- la qui est commun et bas! Je trouve que Nana contient des choses mer- veilleuses : Bordenave, Mignon, etc., et Ia fin qui est épique. C’est un colosse qui a les pieds mal- pro res, mais c'est un colosse. ` Cnela choque en moi beaucoup de délîcatesses, n’importeI II faut savoir admirer ce qu’on n’aime pas. Mon roman, à moi, péchera par l'excès contraire. La volupté y tient autant de place que dans un livre de mathématiques. Et pas de drame, pas d’intrigue, pas de milieu intéressant! Mon dernier chapitre roule (si tant est qu’un cha- pitre puisse rouler) sur la pédagogie et les prin- cipes de la morale, et il s’agit d’amuser avec ça! ! Si je connaissais quelqu’un qui voulût faire un livre dans des données pareilles, je réclamerais pour lui Charenton. A la grâce de Dieu, ourtant! P Je me flattais d’avoir terminé le premier volume ' ce mois-ci; il ne le sera pas avant la fin de juin, et Ie second au mois dîoctobre. J’en ai proba- blement pour toute l’année 1880. Je me hâte pourtant; je me bouscule pour ne pas perdre une minute et ie me sens las iusqu’aux moelles.