Page:Flaubert - Théâtre éd. Conard.djvu/219

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LE CHATEAU DES CCEURS. Z1; MADAME KLOEKHER. Plus bas! on peut nous entendre! PAUL, regardant au fond. Non, jusqu’a la lin du souper, personne ici ne vien- dra! Nous sommes libres! Ecoutez-moi : au nom du ciel, restez! MADAME KLOEKHER. Mais je reste! Que voulez-vous? PAUL. Ah! je ne me rappelle plus! ma téte s'éfgare! Je suis si heureux de vous contempler ainsi, ace a face! Tout a l’heure, uand nous étions avec les autres et , , q . . , . que lon sempressait autour de vous, je me delectais at saisir ces regards, ces hommages, cette rumeur d’admiration et d’envie; et puis, voila qu':}. présent la méme f`oule me déplait! je la hais! Vous lui donnez en passant un coup d’cx:il, des sourires, des paroles, presque une partie de votre dpersonne, de votre cceur. ll me semble que la dorure e ces murailles, les argen- teries, les valets, la musique, vos diamants méme, sont autant de choses qui vous déguisent, vous recu- lent lus loin, vous sé arent de moi. P P MADAME KLOEKHER. Enfant que vous étes! Vous savez bien pourtant... Silence. PAUL. Quoi?... Parlez!... parlez!... MADAME KLOEKHER. Mais... que l’on vous préf`ére!


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