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chapitre vi. —


sigal donné par le maréchal du camp, qui criait : Laissez aller les bons combattans ![1].

Il n’était espressément défendu aux assistans sous des peines trés-sévères, de parler, tousser, cracher, éternuer, et faire quoique ce soit qui put distraire ou interrompre les champions.

Celui qui offrait le combat devait jeter quelque chose à son adversaire, ordinairement un gant que celui-ci ramassait pour marquer son acceptation du défi. Cela s’appelait gage de bataille. Cet usage s’est conservé dans les duels modernes[2].

Chacun des combattans choisissait aussitôt, un ou plusieurs témoins. On les appela long-temps des parrains, et celui-ci appelaient les autres leurs filleuls. N’était-ce pas en effet, un baptême de sang qu’ils présidaient ?…

Ces parrains n’eurent d’abord d’autre rôle que de veiller au maintien des régles et formalités du combat. Plus lard ils durent y participer et prendre le fait et cause de leur filleuls, soit pour les appuyer, soit pour les venger. C’est ce dont on voit encore des exemples de nos jours[3].

Les champions devaient, avant de commencer le combat, prendre Dieu, la Vierge et les Saints et notamment Monsieur Saint Georges, chevalier, que leurs causes étaient justes et qu’ils ne s’en départiraient pas[4].

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