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Ï20 . • V J E qu'une renie annuelle d'onze livressfer-lings, dont elle donnoît encore une partie aux pauvres. Elle ne mangeoit que du gruau bouilli dans de Peau, et ne fesoifc jamais de feu que pour faire cuire cette nourriture. Ily avoitdéjâ plusieurs années qu'elle vivoil dans ce grenier, où les principaux locataires catholiques, qui a voient successivement tenu la maison, l'avoient toujours logée gratuitement, regardant son séjour chez eux comme une faveur céleste. Un prêtre venoit la confesser tous ]es jours. — c< Je lui ai .demandé, me dit m mon hôtesse, comment elle peut, vi-n vaut comme elle le fait, trouver tant « d'occupation pour un confesseur; et j> elle m'a répondu qu'il est impossible » d'éviter les mauvaises pensées. » J'obtins une fois la permission de lui rendre visite. Je la trouvai polie, gaie et d'une conversation agréable. Son appartement étoit propre : mais tous les meubles consistoient en un matelas, une table sur laquelle il y a voit un crucifix et ua livre, et une chaise qu'elle me donna