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MANUSCRITS

de

Évariste GALOIS.




INTRODUCTION.

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Les manuscrits de Galois ont été remis à Joseph Liouville par Auguste Chevalier : Liouville a légué sa bibliothèque et ses papiers à l’un de ses gendres, M. de Blignières[1]. Mme de Blignières s’occupe pieusement de classer les innombrables papiers de son mari et de son illustre père. Elle a recherché et su retrouver (non sans peine) les manuscrits de Galois : ceux-ci, ainsi que d’autres papiers importants, seront donnés à l’Académie des Sciences : Mme de Blignières a bien voulu, en attendant, m’autoriser à examiner les manuscrits de Galois et à en publier des extraits : je lui exprime ici ma profonde reconnaissance.

Je dois aussi des remercîments à M. Paul Dupuy, dont tous les géomètres connaissent la belle Notice sur la vie d’Évariste Galois, publiée dans les Annales scientifiques de l’École Normale[2].

  1. Célestin de Blignières (1823-1905), ancien Élève de l’École Polytechnique, a été l’un des disciples directs d’Auguste Comte, l’un des plus distingués sans doute et vraiment capable, par l’étendue de son esprit et de son savoir, de comprendre pleinement la doctrine du maître. Mais l’indépendance de son caractère et l’originalité de son esprit l’ont empêché de s’enrôler dans l’un ou l’autre des partis du Positivisme. Il plaisantait parfois de son isolement et se qualifiait de bligniériste : on lui doit une intéressante Exposition de la Philosophie et de la Religion positives (Paris, Chamerot, 1857).

    Pendant neuf ans (1874–1883), un commerce de pensée, très actif, s’établit entre Liouville et M. de Blignières. De ce commerce, dont l’un et l’autre ont beaucoup joui, M. de Blignières a gardé jusqu’à sa mort un souvenir singulièrement vif et présent.

  2. Tome XIII (1896) de la 3e série. Cette Notice a été reproduite, avec le portrait de Galois, dans les Cahiers de la quinzaine [2e cahier de la 5e série (1903)].