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DU CANADA.



CHAPITRE III.




BATAILLE DE CARILLON.

1758.



Le Canada, abandonné de la France, résout de combattre jusqu’à la dernière extrémité. — Plan de campagne de l’Angleterre : elle se propose d’attaquer simultanément Louisbourg, Carillon et le fort Duquesne. — Prise de Louisbourg après un siège mémorable, et invasion de l’île St.-Jean ; les vainqueurs ravagent les établissemens de Gaspé et de Mont-Louis. — Mesures défensives du Canada. — Marche du général Abercromby avec une armée de 16,000 hommes sur Carillon défendu par moins de 3,500 Français. — Bataille de Carillon livrée le 8 juillet. — Défaite d’Abercromby et sa fuite précipitée. — Le colonel Bradstreet surprend et brûle le fort Frontenac. — Le général Forbes s’avance contre le fort Duquesne. — Défaite du major Grant. — Les Français brûlent le fort Duquesne et se retirent. — Vicissitudes de la guerre dans toutes les parties du monde. — Changement de ministres en France. — Brouille entre le général Montcalm et le gouverneur. — Observations des ministres sur les dilapidations du Canada et reproches sévères à l’intendant Bigot. — Intrigues pour faire rappeler M. de Vaudreuil et nommer Montcalm gouverneur. — Les ministres décident de faire rentrer ce dernier en France ; le roi s’y oppose. — Dépêches conciliatrices envoyées avec des récompenses et des avancemens. — On n’expédie point de renforts. — Défection des nations indiennes, qui embrassent la cause de l’Angleterre par le traité de Easton. — Cette dernière puissance décide d’attaquer Québec avec trois armées qui se réuniront sous les murs de cette capitale. — Forces du Canada et moyens défensifs adoptés pour résister à cette triple invasion.


Les efforts gigantesques et la persévérance de la Grande-Bretagne pour s’emparer du Canada, durent faire croire qu’elle allait envahir ce pays par tous les côtés à la fois, et tâcher