Page:Glatigny - Vers les saules, 1870.djvu/19

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Scène première. Mais le brouillard s’en va, quand les clartés sereines Embrasent l’horiion par les yeux des sirènes ; Quand les beaux Jours de Juin invitent les rêveurs ^ Quand les pommes pour Eve ont de vertes saveurs! Ce dimanche est charmant parmi tous les dimanches ; Regardei : les bras nus s’échappent de leurs manches; Partout Joie et bonheur, et, si vous en doutiej, Ecoutei les couplets épars des canotiers ! Les amants, qui toujours trouvent où se repaître. Bravent sous les bosquets l’œil du garde champêtre, Et, sur l’enseigne en bois du riant cabaret, Cupidon, qu’on barbouille avec du vin clairet, Lance, sans nul repos, ses Jleches éternelles, El les perd au milieu des ombreuses tonnelles! Henri. Quand on porte le deuil de ses illusions... Blondine. Quand on est assailli de folles visions... Henri. passé bienheureux! Henriette! Henriette! Blondine. Ah! Je la sais par cœur la vieille historiette Que vos pleurs étouffés murmurent. Tout est vieux,