Page:Gogol - Le Revizor 1922.djvu/208

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


la dix-septième fois que pareille chose m’arrive et presque toujours de la même manière : au début, tout semble marcher à souhait, mais dès que la solution approche... on m’envoie promener. (Il arpente la pièce, pensif.) Oui... Voilà ma dix-septième fiancée... Que diable veut-elle donc?... de quel droit?... Pourquoi ne ferait-elle point?... (Réfléchissant.) Tout est sombre, très sombre... Encore si réellement j’avais quelque défaut... (Il se regarde de la tête aux pieds.) Vraiment, on ne peut pas le dire... Dieu soit loué, la nature ne s’est pas montrée avare envers moi... Incompréhensible ! Je me demande si je ne vais pas retourner à la maison et chercher un peu dans mes malles... J’avais écrit des vers..., elle ne pourra y résister... C’est à n’y rien comprendre... Au début, la veine... Et maintenant rien à faire... il faut rebrousser chemin... Je regrette, vraiment, je regrette.

(Il sort.)


Scène XII

PODKOLIOSSINE et KOTCHKARIOF, ils entrent et se retournent tous deux.

Kotchkariof. — Il ne nous a pas remarqués. Tu as vu son nez... long comme ça.

Podkoliossine. — Elle lui aurait donc refusé comme aux autres.

Kotchkariof. — Refusé tout net.

Podkoliossine (avec un sourire satisfait). — On doit plutôt se sentir mal à l’aise dans ces cas-là.

Kotchkariof. — Incontestablement.