Page:Gogol - Le Revizor 1922.djvu/31

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toi... prends garde, je te connais, tu fais le rusé compère... et pendant ce temps-là, tu me voles des cuillères d’argent dans mes bottes... prends garde... J’ai des yeux et des oreilles... Qu’as-tu encore machiné avec l’étoffe du marchand Tcherniaief... hein? Il t’avait donné deux archines pour mon uniforme... et tu as subtilisé le tout... Fais attention... tu exagères, jeune homme... Va!

SCÈNE V

Les mêmes et LE COMMISSAIRE DE POLICE

Le préfet. — Tiens, Stépane Ilitch ! Voulez-vous me dire, au nom du ciel, où diable vous vous cachiez ! On n’a pas idée de ça...

Le commissaire de police. — Moi... J’étais là... tout près...

Le préfet. — Écoutez-moi, Stépane Ilitch !... Le fonctionnaire de Petrograd est arrivé... Quels sont les ordres que vous avez donnés?

Le commissaire de police. — Les vôtres... J’ai envoyé l’agent Pougovitsine avec des dessiatskis nettoyer la rue...

Le préfet. — Et où est Derjimorda?

Le commissaire de police. — Il est parti avec la pompe à incendie.

Le préfet. — Et Prokhorof est ivre?

Le commissaire de police. — Ivre-mort.

Le préfet. — Comment avez-vous pu permettre?