Page:Gustave Flaubert - Œuvres de jeunesse, III.djvu/361

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VI

Entrée de Jenner et de Gonnor juste 5. la fin du songe. — Gonnor approuve la découverte; il a touiours cru au genie dc Jenner, il admire la science, il regrette que ses parents nc lui aient pas donné plus d’education. — Mais les armes! le service du Prince! l’ tat! Il a neanmoins touiours eté curieux de la nature et desireux d’etendre ses connaissances; il avoue qu’il aime, dans ses jarclins, a cueillir des sim les et a soigner des abeilles malades; il 2, envie de sc former, guns sa retraite, une bibliothéque des meilleurs auteurs; il demande a Jenner des livres de médecine et d’accouchement. — Donc, si Hermance sc livrait a l’expérience, elle ferait bien. -— Hermance refuse.

VII

Ell`rid aralt au milieu de la contestation et decoche a Jenner les plus lines plaisanteries sur la tentative at laquelle il veut se livrer : il ne croit pas a la médecine, il raille cet art divin. — Jenner ne repond que ar des apartes, dans lesqucls il invoque Escula c, Apollon. - Elfrid prie, meme supplie qu’on ne livre pas le lbras aux experiences de cet empirique, de ce mortel teme~ raire... il s’opp0se a ce que ce bras soit expose. .. ce cher bras . . . ce bras. En vain Jenner represente qu’il est temps, bien temps; quc d’un moment a l’autre elle eut étre attaquee. — Gonnor liesite, balance, il craint que sa Elle ait la petite verole, il craint que l’opération soit dangereuse, il est déchire. O cuzur d’un pere! — On hesite, on balance, Jenner lui-meme est ebranle. —- Tout é coup lsmene, prise d’un beau mouvement, declare qu’elle offre son bras.

ACTE IV.

I

Hermance, lsméne. —— lsmene raconte a Hermance l’opera- tion qu’elle a subie: details du vaccin, on ne soufl`re pas, le sang ne coule pas, c’est plutot un plaisir. Vous devricz imiter mon exemple.

II

Gonnor arrive tout guilleret sur la scene, il est gueri, quelques traces legéres sc mélent aux cicatrices de son visage, mais ne les