Page:Henry - Les Littératures de l’Inde.djvu/83

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


SANKHYA II YOGA 67

gemenl divers des atomes, mais d'une différence primordiale [oiçèça] entre les atomes de l'eau, ceus de la terre, etc. Pourtant le Nyâya pas-,, pour un des piliers *lu théisme orthodoxe, et de son ùtnuni les disciples de Gautama ont abstrait une A.me suprême, omnisciente el toute puissante, qui règle tout dans l'univers . Comment cela? On ne saurait trop le redire : la logique, à elle seule, ne découd re rien; le syllogisme n'est qu'un moulin à idées, et, si les philosophes de cette école onl trouvé Dieu dans leur mouture, c'est qu'à leur insu ils l'avaient introduit dans leur grain . Il n'est pas étonnant que tous les esprits ne se -oient pas déclarés satisfaits de cette innocente pétition de principe.

2. S \\Kin a et Yooa

( !'est par l'athéisme que le Sânkhya échappe ; i la contradiction; par un athéisme qui ne s'ignore point, el qui cependant aboutit à la contemplation mystique du Yoga. Ce c< recensement synthétique »

dérn é de sankhyâ « computation o ) parait remonter fort haut; mais il est probable qu'il a subi de no tables changements, depuis son fondateur Kapila, jusqu'à l'état plus moderne où il nous apparaît : et c'est la une raison, entre cent, car il esl extraor- dinairement dense, — de se borner à en effleurer les

principes. Au lieu de partir du particulier, comme les sys-

�� �