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LES


CONQUÉRANTS DE L’OR
I




Après que Balboa menant son bon cheval
Par les bois non frayés, droit, d’amont en aval,
Eut, sur l’autre versant des Cordillères hautes,
Foulé le chaud limon des insalubres côtes
De l’Isthme qui partage avec ses monts géants
La glauque immensité des deux grands Océans,
Et qu’il eut, s’y jetant tout armé de la berge,
Planté son étendard dans l’écume encor vierge,
Tous les aventuriers, dont l’esprit s’enflamma,