Page:Huysmans - L'Oblat.djvu/81

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IV


La maison qu’habitait Durtal était une ancienne bâtisse, couleur de pierre ponce, coiffée de tuiles brunes et agrémentée de volets cachou ; elle était très simplement distribuée. Un perron branlant de trois marches, une porte à judas de cuivre, avec sonnette à pied de biche, et derrière, un corridor sur lequel s’ouvraient, à droite, deux grandes pièces et, à gauche, deux petites. Ces deux dernières étaient, en effet, diminuées de toute la largeur de l’escalier, situé entre elles et montant au premier et unique étage.

Logiquement, au rez-de-chaussée, à gauche, s’étendait la salle à manger — et, après l’escalier — la cuisine munie d’une porte donnant sur une cour ; à droite, un salon et une chambre à coucher. Mais Durtal s’était installé au premier, à cause de l’humidité qui suintait des murailles salpêtrées du bas ; ce premier était disposé de la même façon que le rez-de-chaussée, deux grandes pièces à droite et deux petites à gauche, car l’escalier, bien qu’un peu converti en échelle, continuait de grimper jusqu’au dernier surplombant toute la maison, sous le toit. Et l’ordonnance