Page:Jean Chrysostome - Homélie en faveur d’Eutrope, 1889.djvu/32

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rera emportant un remède sûr à ses infirmités, après avoir trouvé sa guérison dans ce seul spectacle ?

Ai-je calmé vos passions ? ai-je banni la colère ? ai-je éteint vos ressentiments ? ai-je fait naître la compassion ? Oui, je n’en doute plus, je le vois à vos visages, et aux ruisseaux de larmes qui coulent de vos yeux. Puisque nous avons changé le rocher en une terre grasse et féconde, faisons-lui porter le fruit de la charité, laissons-y éclore l’épi doré de la miséricorde, tombons aux pieds de l’empereur, mais plutôt implorons le Dieu de bonté, conjurons-le de fléchir la colère du souverain, d’attendrir son cœur, de le préparer à nous accorder une grâce entière. Et déjà depuis le jour où ce malheureux a cherché un asile dans ce temple, les sentiments du prince ont bien changé. Lorsqu’il apprît que le coupable s’était hâté de venir nous demander un refuge, que l’armée était autour de cette église, irritée de ses fautes et réclamant son supplice, il s’efforça