Page:Jean Chrysostome - Homélie en faveur d’Eutrope, 1889.djvu/8

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Où sont les faux amis, et l’orgie des festins, et ces essaims de parasites, et ces flots de vin répandus tout le jour, et ces raffinements de bonne chère, et ces complaisants du pouvoir, dont toutes les actions, toutes les paroles sollicitent la faveur ? Tout cela n’était que ténèbres, que songes : le jour est venu, et tout s’est dissipé ; c’étaient des fleurs de printemps, le printemps a passé, et toutes se sont flétries ; c’était une ombre, elle s’est enfuie ; c’était une fumée, elle s’est évanouie ; c’étaient des bulles légères, elles se sont crevées ; c’était une toile fragile, elle s’est déchirée. Nous ne pouvons donc nous lasser de répéter sans cesse cette parole de l’Esprit saint : Vanité des vanités, tout est vanité. Cette parole, il faut l’écrire partout, sur nos murailles, sur nos vêtements, sur les places, sur nos maisons, sur les chemins, sur nos portes, dans nos vestibules, et