Page:Jean Chrysostome - Homélie sur le retour de l’évêque Flavien, 1853.djvu/52

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dans tes actes de vertu ? Souviens-toi que naguère, à l’époque de cette même fête, tu envoyas par toute la terre une lettre qui ordonnait de mettre en liberté les prisonniers et de leur pardonner leurs crimes ; et, comme si cela ne suffisait pas encore pour témoigner de ta bonté, tu disais dans cette lettre : « Que ne puis-je aussi rappeler et faire sortir du tombeau ceux qui ne sont plus ! que ne puis-je les ramener à la vie ! » Souviens-toi de ces paroles aujourd’hui. Voici le moment de rappeler les morts, de les tirer du tombeau, de les rendre à l’existence. Car ces malheureux sont déjà morts, et, avant même que ton arrêt soit rendu, la ville entière se trouve aux portes de l’enfer. Tire-la donc de son tombeau ; tu le peux sans dépense, sans délai, sans peine ; tu n’as qu’un mot à dire pour faire sortir Antioche