Page:Kant - Anthropologie.djvu/39

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présentations, est la lucidité ou distinction. La luci­dité seule fait de l’ensemble des représentations une connaissance. Dans toute connaissance il y a donc ordre avec diversité, parce que toute composition avec cons­cience suppose l’unité de cette conscience, par consé­quent une règle de composition. — On ne peut pas opposer à la représentation claire la représentation confuse (perceptio confusa) ; on ne peut lui opposer que la représentation purement obscure ou non claire (non mere clara). Ce qui est confus doit être composé ; car, dans le simple, il n’y a ni ordre ni confusion. La confusion est donc la cause de la non-clarté ; ce n’en est pas la définition. — Dans toute représentation complexe (perceptio complexa), comme l’est toute con­naissance (parce qu’il faut toujours à cet effet intui­tion et notion), la clarté tient constamment à l’ordre suivant lequel les représentations partielles sont com­posées ; et ces représentations partielles ou élémen­taires se composent entre elles de deux manières, et se distinguent en deux classes : l’une purement logique, celle des représentations supérieures et des subordon­nées (perceptio primaria et secundaria), division qui ne concerne que la forme ; — l’autre qui est réelle, celle des représentations principales et des accessoires (per­ceptio principalis et adhœrens). Grâce à cette double dis­position des représentations, l’une logique et l’autre réelle, la connaissance acquiert toute la clarté dont elle est susceptible. — D’où l’on voit que si la faculté de connaître en général doit s’appeler entendement, dans l’acception la plus vaste du mot, l’entendement doit

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