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Ton bon vouloir merite un ample grand-mercy :
Un jour nous t’en rendrons quelque digne salaire.
Tu le peux sans tarder. Mais n’as-tu point affaire ?
Pour toy, quand j’en aurois, je voudrois tout quiter.
De ce pas à Thaïs vien donc me presenter,
Sers moy d’Introducteur.
Tu ris, mais il n’importe.
Entre seul, tu le peux.
Tien toy donc à la porte,
Et garde qu’on ne laisse entrer dans la maison
Quelque autre messager que celuy de Thrason ;
Je t’en donne l’avis, comme amy de ton maistre :
Et peut-estre qu’un jour il sçaura reconnoistre
De quelque bon repas ce conseil important.
Encor deux jours de vie, et je mourray content.
Il te faut bien un mois à la bonne mesure.
Non, non, je te rendray ces mots avec usure
Dans deux jours au plus tard.
Nous le verrons. Adieu.
Mon galand est party, qu’ay-je affaire en ce lieu ?
J’avois dessein de voir cette sœur pretenduë,
Et je me trompe fort, ou c’est peine perduë