Page:Laveleye - Les Nibelungen.djvu/124

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


que de casseroles et que de vases on voyait réunis ! Il fallait préparer les vivres pour ceux qui allaient venir dans le pays.

L’ouvrage des femmes n’était pas moindre, car elles apprêtaient les vêtements. Les nobles pierreries travaillées dans de l’or jetaient au loin leur éclat, et quand elles s’en paraient, chacun les regardait avec complaisance.






XIII. COMMENT ILS SE RENDIRENT À LA FÊTE


Mais laissons-là toutes leurs fatigues et disons comment dame Kriemhilt et ses vierges se rendirent du pays des Nibelungen vers le Rhin. Jamais haquenées ne transportèrent plus splendides vêtements.

On envoya par la route beaucoup de chevaux de bât, portant les coffres. Et voici que chevauchent avec leurs compagnons Siegfrid, la vaillante épée, et la reine, tous deux pleins de joyeuses pensées. Depuis lors, de grands malheurs vinrent les frapper.

Ils laissèrent chez eux le petit enfant de Siegfrid, le fils de Kriemhilt ; il n’en pouvait être autrement. De ce voyage de fête, il lui arriva grande infortune : jamais plus le petit enfant ne vit son père ni sa mère.

Le seigneur Sigemunt cheminait aussi avec eux. S’il avait pu prévoir ce qui devait survenir bientôt pendant ces réjouissances, certes il n’y aurait pas assisté. Jamais en des personnes plus chères, plus grand malheur ne pouvait l’atteindre.

Ils envoyèrent des messagers en avant pour annoncer leur arrivée. Un grand nombre des fidèles d’Uote et des