Page:Le Parnasse contemporain, II.djvu/25

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée




Enfin, quand le soleil, comme un œil cave & vide
Qui, sans voir, regardait les espaces béants,
Emergea des vapeurs ternes des océans ;
Quand, d’un dernier lien, le suaire livide
Eut de l’univers mort serré les os géants ;

Quand le plus haut des pics eut bavé son écume,
Thogorma, fils d’Élam, d’épouvante blêmi,
Vit Qaïn le vengeur, l’immortel ennemi
D’Iahvèh, qui marchait, sinistre, dans la brume,
Vers l’arche monstrueuse apparue à demi.

Et l’homme s’éveilla du sommeil prophétique,
Le long du grand khobar où boit un peuple impur.
Et ceci fut écrit, avec le roseau dur,
Sur une peau d’onagre, en langue khaldaïque,
Par le voyant, captif des cavaliers d’Assur.

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils