Page:Le Parnasse contemporain, III.djvu/318

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Je me sentis au cœur de poignantes pitiés
Pour vous, jeune homme, amant taciturne et sublime,
Ô vous parmi nous tous un des plus châtiés !

Un mauvais sort jamais ne lâche sa victime.
Le vôtre, Ravenswood, se plut à vous pousser,
De défaite en défaite, au versant d’un abîme.

Frère ! demain peut—être on me verra passer
A cette heure douteuse où l’Orient s’allume.
Mais, vers le soir, Caleb viendra—t—il ramasser

Mon dernier chant d’adieu comme à vous votre plume ?




DA GLORIAM

La droite en votre sein, retiré dans la tentt
Que forme autour de vous l’eau des nuages noirs,
Vous vous taisez, Seigneur ! votre gloire éclatante
Ne fendra—t-elle plus les sacrés réservoirs ?

Vos ennemis, portant l’orgueil sur leurs visages,
Ne cachent même plus leur fond d’iniquité ;
Jamais vos serviteurs n’ont subi plus d’outrages
Comme eux tous, devant vous je suis persécuté.

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