Page:Le Parnasse contemporain, III.djvu/427

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Et mon goût épuré ne veut plus condescendre
Qu’à faire sans parler mille gestes, — afin
De disputer (seul but !) Colombine à Cassandre.


LES RUES DE VENISE

Tes canaux et ta lagune,
Tes campaniles hardis,
Ô Venise, on les a dits,
Et mille fois plutôt qu’une !

Mais on n’a pas dit assez
Le charme frais de tes rues,
Qu’ont sans profit parcourues
Les touristes compassés.

— Conquis sur la mer rivale
A force de pilotis,
Les logis drus, haut bâtis,
Se pressent sans intervalle ;

Et, dans leurs mille réseaux,
La ligne qui lie entre elles
Ces populeuses ruelles
Échappe à l’œil des oiseaux.

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