Page:Le Théâtre de la Révolution. Le Quatorze Juillet. Danton. Les Loups.djvu/314
298 THEATRE DE LA RÉVOLUTION
LE SOLDAT.
Oui, commandant. ?sous venons de l'arrêter. Il était en- tré par la porte de Francfort ; il vendait des pigeons. Le brigadier s'est avisé de quelque chose, il Ta interrogé. L'imbécile s'est troublé ; on l'a fouillé, et voilà ce qu'on a trouvé sur lui.
Il donne à Verrat un paquet de lettres. VERRAT, prenant les lettres.
Donne. — De l' état-major prussien ? Son compte est bon.
JEUNES OFFICIERS, s 'approchant.
Des lettres, Verrat? Voyons un peu.
VERRAT, qui vient de parcourir les lettres, donne un coup de poing sur la table. 11 devient cramoisi et crie, exultant de joie.
Ha ! Tonnerre ! ha ! ha ! ha !
CHAPELAS.
Elr bien, qu'est-ce que tu as?
VERRAT, criant.
Rien. — Je l'ai ! Je l'ai !
CHAPELAS.
Quoi ?
VERRAT, de même.
Rien, je te dis... Quesnel, où est Quesnel ? il rit bruyam- ment. Ha! ha! Il y a un jean-foutre de bon Dieu pour ceux
qui n y Croient pas ! Il sc précipite clic/ Quesnel, riant avec fracas, faisant des gestes lourds et housculant les < baises et les mus sur son pas- sage. Se retournant au moment de passer la porle, rouge, la {'<■. fiée, apoplectique, S'agite les papiers, ci cric : layaut!
CHAPELAS. /
11 est soûl.
"\ errât entre chez Quesnel, en faisant claquer la porte, Cbapelas le suit.
�� �