Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, II.djvu/47

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des plaisirs et de la joie » La vieille dame frappa, et l’on ouvrit à l’instant.

» On me conduisit au fond de la cour, dans une grande salle, où je fus reçue par une jeune dame d’une beauté sans pareille. Elle vint au-devant de moi ; et après m’avoir embrassée et fait asseoir près d’elle dans un sofa, où il y avoit un trône d’un bois précieux, rehaussé de diamans : « Madame, me dit-elle, on vous a fait venir ici pour assister à des noces ; mais j’espère que ces noces seront autres que celles que vous vous imaginez. J’ai un frère, qui est le mieux fait et le plus accompli de tous les hommes ; il est si charmé du portrait qu’il a entendu faire de votre beauté, que son sort dépend de vous, et qu’il sera très-malheureux, si vous n’avez pitié de lui. Il sait le rang que vous tenez dans le monde ; et je puis vous assurer que le sien n’est pas indigne de votre alliance. Si mes prières, madame, peuvent quelque chose sur vous, je les joins aux siennes, et vous supplie de ne pas rejeter l’offre

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