Page:Les poésies de Stéphane Mallarmé.djvu/59

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À l’heure où ce bois d’or et de cendres se teinte
Une fête s’exalte en la feuillée éteinte :
Etna, c’est parmi toi visité de Vénus
Sur ta lave posant ses talons ingénus,
Quand tonne un somme triste ou s’épuise la flamme.
Je tiens la reine !
Je tiens la reine ! Ô sûr châtiment…
Je tiens la reine ! Ô sur châtiment… Non, mais l’âme
De paroles vacante et le corps allourdi
Tard succombent au fier silence de midi
Sans plus il faut dormir en l’oubli du blasphème,
Sur le sable altéré gisant et comme j’aime
Ouvrir ma bouche à l’astre efficace des vins !

Couple, adieu : je vais voir l’ombre que tu devins.