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à fond grisâtre, etc. (voir Pathologie de M. Lafosse). Cela, joint au jetage verdâtre et adhérent qui se montre à l’orifice, au glandage et à l’état général de l’individu, ne laisse plus aucun doute. Quoique la maladie n’existe pas toujours et qu’elle ne soit qu’à l’état d’incubation, on doit suspecter un animal qui a la pituitaire enflammée, à papilles saillantes, présentant des taches anormales, et quelquefois même des érosions, prélude de la maladie qui va éclore. Une autre maladie que les naseaux peuvent faire reconnaître, par leur dilatation anormale et exagérée, même dans le repos le plus absolu, c’est la pousse, qui les rend impropres aux services rapides ou pénibles que dans le cas contraire on pourrait en retirer.

Tempes. — On appelle ainsi les saillies latérales de la tête, situées sur et en avant de l’articulation temporo-maxillaire, et formées par l’arcade zygomatique. Outre qu’elles peuvent donner des indices sur l’âge de l’individu par leur plus ou moins grande proéminence et par la coloration de leurs poils chez les animaux de robe foncée, elles ont aussi l’avantage de faire connaître si les animaux ont été éprouvés par certaines maladies. Les poils qui la recouvrent manquent ou ont une coloration différente, à la suite des coliques qui obligent les animaux à se rouler ; de l’épilepsie, pendant les accès de laquelle les animaux se livrent à des mouvements désordonnés. La fourbure, le vertige et plusieurs autres maladies, occasionnent aussi ces dépilations, qui sans gravité aucune par elles-mêmes, deviennent graves dans ce sens qu’elles peuvent récidiver. Les acheteurs devront prendre de bons renseignements avant de faire leurs acquisitions dans des cas semblables.

Auge et Ganache. — Dans la morve, dont nous avons vu