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Bibliographie

Et l’auteur conclut en rappelant une définition d’Emile Zola : Un roman, c’est la nature tue à travers un tempérament (1).

Or, Stendhal, dans son Henry Brulard (p. 166 ; a écrit : Un roman est comme un archet, la caisse du violon « qui rend les sons », c’est l’âme du lecteur (2). L’auteur de la Chartreuse n’eût donc pas désavoué la définition de M. Zola. D’ailleurs, Maupassant n’a-t-il pas dit qu’Henry Beyle est un précurseur ? (3).

Contes de la Bécasse. Ed. originale. Paris, Eouveyre et Bloud, 1883, 298 p. in-18. Nouvelle édition revue (Paris, Société d’éditions littéraires et artistiques, Libr. Paul Ollendorff, 1900). 1 vol. gr. in-18 Jésus de 299 pages (typ. Chamerot et Eenouard).

1. La Bécasse. Ce premier chapitre nous apprend que le Baron des Kavots, impotent, convia

(1) Note de M. Paul Arbelet :

« Cette formule de Zola n’est qu’une transposition, à « la mode naturaliste, d’une maxime très-vieille et fort « banale : « l’art, c’est l’homme ajouté à la nature », avait « dit Bacon.

« La phrase de Stendhal, d’ailleurs beaucoup plus jolie, « me paraît avoir un tout autre sens : il ne s’agit plus de « l’auteur, dont la vision propre transforme la nature, mais « du lecteur, dont la sensibilité vibre à la musique d’un « roman ».

(2) M. Casimir Stryienski a rappelé l’attention sur cette magnifique définition à la fin de sa préface au roman inédit stcndhalien Lamiel édité par lui.

(3) Cfr. Raphaël Mairoi, p. 552 du Mercure de France, août 1891.