Page:Luzel - Contes bretons, Clairet, 1870.djvu/15

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PRÉFACE.
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I.


On trouvera réunis ici, sous le titre de Contes bretons, six récits populaires que j’ai recueillis au foyer de nos veillées bretonnes, et dont la plupart ont déjà paru dans différents journaux assez peu répandus. Deux seulement sont complètement inédits ; ce sont, les deux Fils du Pêcheur et le Meunier et son Seigneur. Si je ne donne le texte breton que de trois de mes contes, c’est uniquement pour ne pas faire un livre de cet essai qui a pour objet spécial d’annoncer une publication beaucoup plus considérable (1)[1] et aussi, — et surtout — de solliciter les avis et les conseils des gens compétents. J’ai pensé, du reste, que ces trois textes seraient suffisants pour donner une idée de la méthode

  1. (1) — J’allais livrer à l’impression le manuscrit complet d’un premier volume de contes bretons, — trente-cinq contes environ, — lorsque j’ai appris que M. Reinhold Kœhler, conservateur de la bibliothèque Grand Ducale de Weimar, voulait bien se charger d’annoter ces contes, et de faire les rapprochements auxquels ils peuvent donner lieu avec les traditions analogues des autres pays. Mon manuscrit est donc présentement entre les mains de M. Kœhler, un des hommes les plus savants et les plus compétents de l’Europe en fait de littérature comparée et de traditions populaires, et j’attendrai que son travail soit terminé, pour entreprendre cette publication.
    On peut voir dans le premier numéro de la Revue Celtique, qui va paraître, un spécimen de la science qu’il met dans ces annotations.