Page:Luzel - Contes populaires, volume 1, 1887.djvu/117

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Quand vous l’aurez trouvée, faites chauffer un four à blanc, et jetez-y le diable. Il se démènera et hurlera de rage, et fera son possible pour sortir du four ; mais, la jeune femme l’y maintiendra en lui montrant son anneau de mariage.

On trouva une jeune femme portant son premier enfant ; on chauffa un four à blanc, puis on y jeta le diable. Celui-ci se démenait et poussait des cris épouvantables, et tout le palais en tremblait. Mais, quand il essayait de sortir du feu, la jeune femme lui présentait son anneau à la gueule du four et le faisait reculer. Si bien qu’il dit alors :

— Si j’étais resté ici, une année encore, j’aurais réduit le royaume à un état désespéré.

Mais, il lui fallut crever là.

Alors, Charles fut marié à la Princesse de Tronkolaine. Le vieux charbonnier, sa femme et tous ses enfants furent aussi de la noce. — C’est là qu’il y eut un festin, alors ! Et un tintamarre et un vacarme et des bombances éternelles ! Les cloches sonnant à toute volée, la grande bannière sur pied, et les violons devant !


Conté par Marguerite Philippe, de Pluzunet (Côtes-du-Nord).
— Décembre 1868.


Ce conte, dans sa seconde partie, se rattache an type de la recherche de la Princesse aux cheveux d’or.