Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/240

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beau et vigoureux jeune homme, qui n’était ni bossu ni boiteux.

— Voici votre fils cadet, sire, mon mari, — dit la princesse, en le prenant par la main et le présentant au roi, stupéfait de ce qu’il voyait.

Le mariage de la princesse de Hongrie avec le prince cadet, ainsi transformé, fut célébré, dans les huit jours, et il y eut à cette occasion de grands festins et des fêtes magnifiques.

Le vieux roi mourut peu après, et le cadet lui succéda sur le trône.

Et les deux princes aînés, que devinrent-ils ?

Je n’en sais rien. Les uns disent qu’ils furent jetés dans une fournaise ardente, et d’autres prétendent qu’on ne leur fit pas de mal et que le cadet et la princesse leur pardonnèrent et leur donnèrent même de hautes charges à la cour.


Conté par Droniou, meunier au moulin de la Haye,
en Plouaret. — Décembre 1868.


Ce conte pourrait aussi bien entrer dans le cycle de la Recherche de la Princesse aux cheveux d’or.