Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/418

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La chienne n’en tenait aucun compte et continuait de se démener, puis, enfin, elle le mordit.

— Ah ! du coup, s’écria-t-il, furieux, tu vas me le payer !

Et, jetant son sac à terre, il l’ouvrit et s’apprêtait à corriger la servante, lorsque s’apercevant qu’il avait affaire à une chienne et ses petits, il en resta stupéfait, la bouche ouverte.

— Tiens ! s’écria-t-il, après un moment de silence, elle s’est changée en une chienne avec ses petits ! Ces femmes ont des malices de diable !...

Et il partit là-dessus, laissant là la chienne et ses petits, avec le sac ; et depuis, je n’ai pas entendu parler de lui, et ne sais ce qu’il est devenu .


Conté par une servante de Keramborgne,
en Plouaret. — 1869.