Page:Michel-Ange - L’Œuvre littéraire, trad. d’Agen, 1911.djvu/238

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.





ÉPITAPHES


I

Si les pleurs qu’on verse sur moi pouvaient ranimer ma cendre et me rappeler à la vie, combien il serait cruel celui qui, par son affliction et ses plaintes, voudrait reléguer de nouveau sur la terre mon âme à qui le ciel s’est ouvert !



II

La mort a rendu mon âme au ciel, ma dépouille terrestre à la terre ; mais celui qui m’aime encore au delà du tombeau a voulu qu’on reproduisit mes traits sur le marbre pour immortaliser mon nom et ma beauté.



III

Je fus mortelle ; aujourd’hui, je vis dans l’éternité. J’apparus un moment sur la terre ; maintenant, j’habite pour jamais dans le ciel. O changement que je bénis ! la mort, en me frappant, m’a donné l’immortalité.