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3 g LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

diras de ma part à ta jeune personne que c'est une gredine. N'oublie pas ! (// sort.)

FiOKLA. — Voyez le coco ; comme il rage ! Parce qu'il est gros, il croit qu'il n'a pas son égal. Je lui dirai que c'est toi qui es un gredin ; voilà ce que je lui dirai !

Anoutchkine. — J'avoue, ma très chère, que je n'aurais jamais pensé que vous puissiez me tromper d'une façon pareille ! Si j'avais su que la jeune fille avait reçu une si piètre éducation, je n'aurais jamais mis les pieds ici. Voilà ce que j'avais à vous dire ! (// sort.)

FiOKLA. — Sur quelle herbe ont-ils marché ? Ont-ils trop bu ? Voyez-moi quels insolents ! Ils ont tant étudié qu'ils en sont stupides.

SCÈNE VII

FiOKLA, KOTCHKARIOV. JÉVAKINE.

(^Kotchkariov, en apercevant Fiôkia, se met à rire à gorge déployée et la montre du doigt.) FiOKLA, ennuyée. — Qu'as-tu donc à t'écorcher la gorge ?

{Kotchhariov continue à rire.) FiOKLA. — Ah, comme ça le travaille ! KoTCHKARiov. — Ah, marieuse, marieuse ! Maîtresse en l'art de marier ! Tu t'y entends à conduire les choses ! (// continue à rire.)

FiOKLA. — Vraiment, ça le secoue ! Ta défunte mère a dû devenir folle en te mettant au monde. {Elle sort furieuse.')

SCÈNE VIII

KOTCHKARIOV. JÉVAKINE.

KoTCHKARiov, fiant toujours. — Ah, je n'en puis plus ; mes forces m'abandonnent. Je sens que ma poitrine va éclater ! (// continue à rire.)

(Jevâkine, à le voir faire, commence à rire lui aussi.)

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