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honnête homme ; mais après avoir fait cela vous êtes un gredin, et vous le comprendriez si vous étiez honnête. Faire un affront devant le monde entier à une jeune fille ! Moi, fille de paysan, je n'aurais pas agi ainsi. Et vous vous dites noble ? Toute votre noblesse ne sert, on le voit, qu'à vous faire commettre des vilenies et des friponneries. (Elle sort furieuse et emmène sa nièce. Kotchkariov reste pétrifié.)
Fiokla. — Et voilà celui qui sait arranger une affaire ! qui sait, sans marieuse, cuisiner un mariage!... J'avais des prétendants de rien du tout, des décavés, et toutes sortes de gens... Mais des prétendants qui se sauvent par la_ fenêtre, j'en demande bien pardon, je n'en ai pas!
Kotchkariov. — Billevesée ! cela n'est rien. Je cours chez lui et le ramène. (Il sort.)
Fiokla. — Oui, vas-y et ramène-le ! Tu t'y entends aux choses du mariage ! Si encore il s'était sauvé par la porte, on pourrait voir, mais un fiancé qui file par la fenêtre, ah, ma foi, tous mes compliments !
FIN
(traduit par denis roche) nicolas gogol