Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, I et II.djvu/579
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Il ne paraît pourtant point que l’on puisse laisser subsister ces deux choses ensemble. Mais puisque nous sommes en train de tout oser, si nous nous déterminions à mettre bas toute pudeur ?
Comment ?
En entreprenant d’expliquer ce que c’est que savoir.
Quelle impudence y aurait-il à cela ?
Il me paraît que tu ne fais pas réflexion que toute notre dispute depuis le commencement a pour objet la recherche de la science, comme d’une chose qui nous est inconnue.
J’y fais réflexion, vraiment.
Et tu ne trouves pas qu’il y a de l’impudence à expliquer ce que c’est que savoir, lorsqu’on ne connaît point la science ? Mais, [196e] Théétète, depuis long-temps notre discussion est toute remplie de défauts. Nous avons employé une