Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, I et II.djvu/709

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puisque si cela était, ce genre de vie serait suffisant, parfait, digne du choix de tous les êtres, plantes ou animaux, qui auraient la faculté de vivre toujours de cette manière ; et que si quelqu’un de nous s’attachait à une autre condition, ce choix serait contre la nature de ce qui est véritablement desirable, et un effet involontaire de l’ignorance ou de quelque fâcheuse nécessité.

PROTARQUE.

Il paraît effectivement que la chose est ainsi.

SOCRATE.

J’ai donc, ce me semble, suffisamment démontré que la déesse de Philèbe ne doit pas être regardée comme étant la même chose que le bien.

PHILÈBE.

Ton intelligence, Socrate, n’est pas le bien non plus : car elle est sujette aux mêmes reproches.

SOCRATE.

Oui, la mienne peut-être, Philèbe ; mais pour l’intelligence véritable, l’intelligence divine, je ne pense pas qu’il en soit de même. Ainsi, je ne dispute point contre la vie mixte la victoire en faveur de l’intelligence : mais il faut voir et examiner quel parti nous prendrons par rapport au second prix. Peut-être dirons-nous, moi que

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