Page:Proudhon - La Pornocratie, ou les Femmes dans les temps modernes.djvu/179

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


DANS LES TEMPS MODERNES. 157

lisme, à leur tendresse. Malheureusement, il faut ici dire encore que cette supériorité spéciale qu'elles obtiennent sur nous est balancée par une puissance d'immoralité égale, à laquelle nous n'atteignons pas davantage, nous autres hommes. D'où il résulte que les bonnes femmes ne formant que l'élite du sexe, élite peu nom- breuse, noyée dans la masse, il faut considérer la moralité moyenne du sexe, appuyée sur le sen- timent seul, comme inférieure à la moralité moyenne des hommes.

Ce n'est pas là une calomnie inventée à plaisir: c'est la conclusion logique des faits. Qu'y puis- je donc?...

Êtes- vous une honnête femme, une bonne femme, vous que soulèvent mes paroles ? — Je vous canonise; je fais plus : je m'agenouille de- vant vous, je vous adore et je vous aime. Et tenez pour certain que ce dernier mot dans ma bouche est le plus fort dont je puisse me servir pour té- moigner de mon sentiment; car si je ne regarde qu'aux moyennes, je suis forcé d'en convenir, honnête femme que vous êtes, et devant laquelle se prosterne mon cœur et ma raison, je n'aime guère votre sexe et en fais encore moins de cas.

Que voulez-vous donc de mieux et de plus ?

�� �

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils