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& de notre langue, mais d’un mérite ſouvent fort conteſlable, &, la remière curioſité paſſée, on a regretté que les plus éminents & les plus célèbres de nos anciens écrivains n’euſſent pas encore été traités avec ce ſoin, ce reſpect qu’on venait d’accorder â de moins dignes.
On eſt donc revenu à eux, & tout d’abord à ce génie puiſſant & bizarre que Charles Nodier & M. Sainte-Beuve ont ſi bien défini en l’appelant l’Homère bouffon [1] .
Il eſt grand temps d’ailleurs de reproduire avec une ſcrupuleuſe fidélité les anciennes éditions de Rabelais, car on ne doit guère ſonger â les poſſéder dans ſa bibliothèque. Au train dont vont maintenant les choſes, l’amateur le plus favoriſé par les circonſtances ne pourrait pas eſpérer de ſe procurer un exemplaire formé des cinq livres ſéparés, à moins de ſept ou huit mille francs de dépenſe & d’une quinzaine d’années de recherches. Encore n’aurait-il ni les variantes, ni les lettres, ni les almanachs, ni aucun commentaire.
Le plus preſſé eſt ſans contredit de remplacer, auſſi complètement qu’on le pourra, ces anciennes éditions devenues ſi rares. Déjà les éditeurs érudits & conſciencieux ont
- ↑ 1. Des matériaux dont Rabelais s’eſt ſervi pour la compoſition de ſon ouvrage, 1835. p. 4. — Poéſie françaiſe au XVI e ſiècle, 1843, p. 369.